Il ne s’agit pas des impressions que l’on a en regardant les œuvres, mais bel et bien des œuvres d’imprimerie dans lesquelles s’étaient spécialisés les Nabis à la fin du 19ème siècle. Lithographies ou gravures sur bois, pour des publicités, des revues, rassemblées dans des éditions prestigieuses ou commandées par séries par les éditeurs et collectionneurs.
Série de lithographies colorées de Vuillard, sur son sujet de prédilection les intérieurs.Ma série préférée de lithographies évidemment, des visions du quotidien parisien par BonnarIci je me suis étonnée de ce jeu étonnant d’échelles ou les enfants jouant au premier plan sont énormes Maurice Denis a été le plus romantique, ces lithographies lui ont été inspirées par l’amour pour sa fiancéeJe suis tout à fait d’accord avec cette maxime que l’âme se trouve dans les gestes lents
Ils ont fait des illustrations de livres et de programmes de spectacle
Ils ont voulu rendre l’affiche plus populaire, la mettre dans les rues
Mention spéciale aux séries de Félix Valloton, je n’ai pas m’empêcher de penser que Hopper a dû s’inspirer de son travail.
Intimités…
Mais sa série sur les foules à l’exposition universelle était étonnante aussi
Là les collectionneurs se pressent à la porte d’une expo
Et pour finir le summum de la joliesse, le paravent japonisant de Bonnard
À visiter jusqu’au 11 janvier, en choisissant son créneau horaire sur le site du musée bien-sûr avant en ces temps d’épidémie.
Dans un premier temps Turner était confiné en Grande Bretagne à cause des conflits en Europe et reproduisait beaucoup de paysages anglais…Ce n’est que plus tard qu’il a pu faire le classique voyage en Italie et il s’est régalé ! Ici l’Isola San Giorgio Maggiore le matin tôt à Venise, d’une détonnante blancheur !Bon bien-sûr ma ville est souvent celle qui passe mieux dans ses œuvres forcement, comment ne pas tomber sous le charme ! Ici son point de vue sur le Château Saint-Ange et son pont avec derrière la cupole de Saint-Pierre !Un paysage idéalisé mais inspiré de toute évidence à la Côte Adriatique près de Ancône où il est également passé pour se rendre à Loreto et son sanctuaire, séjour également documenté par des aquarelles non visibles dans l’expo mais dont on connaît l’existence dans les nombreux carnets de Turner. Toutefois il n’a pas manqué de passer en France également, ici vers Chamonix le glacier du BoisJe vous laisse avec une de ses considérations !
Prenez rendez-vous au Grand Palais au mois d’octobre pour plonger au cœur de la célèbre ville antique de Pompei. Pour en savoir plus sur la vie des romains de l’époque et pour comprendre au mieux le tragique moment de l’éruption.
L’exposition est organisée autour d’ un unique espace. Cela ne paraît pas très grand, mais il faut quand même compter sur une visite assez longue car elle est ponctuée d’étapes où il s’agit à chaque fois de faire la queue devant chaque installation ou vidéo.
On n’échappe pas au voyeurisme et au sensationnel avec la reconstitution des plâtres des corps des victimes.
Par ailleurs prenez le temps de vous installer sur les gradins prévus à cet effet pour assister à la reconstitution du moment de l’éruption. Ce moment revient tous les quarts d’heures mais il est à chaque fois surprenant.
Les projections vidéo des fresques des maisons constituent une scénographie colorée et mouvementéeOn y trouve à voir aussi des objets de la vie quotidienne de l’époque.
La première exposition post confinement nous a amenés vers un endroit que nous chérissons, le Petit Palais. Quel bonheur de pouvoir à nouveau pénétrer dans ses salles et profiter de cette exposition temporaire, que j’ai trouvée particulièrement bien agencée et agréable. Bien-sûr l’ancienne liberté n’est plus de mise, les entrées sont restreintes (ce qui permet de ne pas être agglutinés devant les œuvres au même temps, ce qui est un avantage), et il faut porter un masque correctement (peut-être est-ce le seul endroit dans Paris désormais où on peut souffrir une remarque si le masque n’est pas bien porté, ce qui dénote tout de même un sérieux appréciable).
Pour ce qui est du contenu de l’exposition, j’ai pris cette fois du plaisir à la capacité narrative qui ressortait des panneaux explicatifs. Chaque artiste ayant une histoire singulière et chaque œuvre portant la trace d’une anecdote ou d’un parcours de recherche inédit.
Jean-Baptiste Greuze – La réconciliation familiale (scène inspirée de la vie privée du dessinateur qui n’était pas heureux en ménage)L’amoureuse au piano – Eugène Delacroix
L’exposition est organisée de manière chronologique et traverse plusieurs siècles et plusieurs courants et traditions. Les artistes les plus représentatifs de leurs périodes y sont présents mais aussi d’autres artistes aux parcours plus méconnus et tout aussi intéressants. J’ai trouvé cette fois l’exposition très instructive.
Il est important de noter aussi l’effort qui a été fait de reproduire l’idée d’une collection à la fois hétéroclite et cohérente, une collection vivante comme elle serait exposée dans les pièces habitées par le collectionneur, le dénommé Prat qui parle d’ailleurs avec humilité et enthousiasme dans une interview vidéo captivante présente au sein du parcours d’exposition.
Femme à genou auprès d’un berceau – Antoine WatteauOdilon Redon – Tête suspendue à une chaîneTête de jeune bretonne, vue de face – Émile Bernard
Une des plus belles expositions de l’automne 2019, quand il était encore possible aller voir des expositions très fréquentées ! El Greco était très en avance sur son temps et il a inventé l’image anamorphose avant le cinéma et la vidéo !